Voilà une de mes chansons préférées de PLACEBO que je cite souvent. A défaut de pouvoir vous la faire écouter, voici les paroles, tristes et remplies de doubles-sens...
Brian MOLKO ne la chante plus sur scène. On raconte que la dernière fois qu'il l'a chantée en live, il a quitté la scène les larmes aux yeux après avoir balancé son micro. Plusieurs rumeurs courent au sujet de l'histoire de cette chanson.
La chanson est double en ce sens où le parallèle est fait entre cet amour et son pouvoir stupéfiant, au sens physique du terme, qui agit comme une drogue (dure) : flash et l'adrénaline / manque et souffrance... L'amour souverain (prince), au-delà de tout, puis la chute...
La peur de "tomber" est récurrente dans les chansons de PLACEBO, entre-autres dans "Without You I'm Nothing", à la fin, le terme "I fall..." et également dans "Peeping Tom" "Be careful not to fall, I have to climb your wall..."
Pour en savoir plus, lisez mon article sur PLACEBO !
(Sous le texte, un extrait d'une interview de Brian MOLKO concernant cette chanson.)
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My Sweet Prince |
Mon doux prince |
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Never thought you’d make me perspire
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interview de Placebo parue dans "Têtu" en avril 1999
Quel est le sens de la chanson « My Sweet Prince » ?
Brian Molko :
C’est une chanson à laquelle je suis très attaché. Elle évoque une relation avec un mec et un rapport avec une certaine substance. Ces deux relations ont pris fin simultanément dans des conditions dramatiques. Il avait l’habitude de m’appeler « My Sweet Prince ».
Des amoureux peuvent se la chanter l’un à l’autre.
Quelle ironie, puisqu’elle parle de l’effondrement d’une relation. C’est une des chansons de l’album qui est écrite du point de vue d’un ancien amant qui s’adresse à moi. Quand on a écrit My Sweet Prince, une pensée étrange m’a traversé l’esprit : cette chanson devenait vraiment noire et déchirante. Elle parle effectivement de sujets douloureux comme la drogue et le suicide.
J’imagine que beaucoup de gens dans des pays différents n’ont pas vraiment compris de quoi elle parlait. Mais ça m’est égal qu’on n’en saisisse pas le sens. My Sweet Prince, ce serait davantage le Chelsea Hotel # 2 de Leonard Cohen.
Mais beaucoup de gens inventent leurs propres histoires à l’écoute des chansons. Ils leur donnent des significations différentes selon leur personnalité. Les gens se projettent sur les chansons et en affectent le propos initial. Chaque individu veut s’en approprier le sens.


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