Mardi 27 décembre 2005


Période des fêtes oblige, je ne fais pas grand chose en ce moment sur le site... Mais depuis de début, je me devais de faire un article sur ma star des stars, mon jah rastafari à moi, Bob MARLEY, the king of reggae, jamais égalé devant l'éternel !!!!

J'ai reçu mon premier album de Bob MARLEY pour mes huit ans, il s'agissait de l'album "BURNIN". Celui de "I shot the sherif" ! Il m'a été offert par un ami martiniquais de ma mère qui était prof et aussi danseur/chorégraphe à ses heures. 
Ce cadeau a changé ma vie (comme Bowie l'a changée pour ziggy !!).

J'ai commencé à n'écouter pratiquement plus que du reggae, très vite ma maman m'a offert la plupart des albums de Bob, dès qu'un disque sortait, elle me l'offrait (elle aimait beaucoup aussi).

Bob m'a donné le goût de la langue anglaise, c'est gràce à lui que très jeune j'ai commencé à vouloir connaître la signification des paroles de ses chansons qui me semblaient importantes, et de fil en aiguille, je suis arrivée en classe de 6éme en me débrouillant déjà pas mal en anglais. L'anglais m'a d'ailleurs sauvée durant toute ma scolarité, sans lui, je n'aurais jamais eu mon bac !!!
L'annonce de la mort de Bob, des suites d'un cancer, le 11 mai 1981 fût une terrible nouvelle pour moi, je me souviendrai toute ma vie de ce jour maussade, nous étions en sortie avec l'école, et moi je pleurais, je pleurais !
 
En 1988, j'ai cité Bob Marley dans une dissertation de philosophie, je me souviens précisément du thème, c'était justement "le devoir"... Plutôt que de citer Kant, j'avais cité Bob... "Every man thinks that his burden is the heaviest" (Running away - album Kaya). Bien entendu, le professeur m'a gentiment demandé d'éviter de citer quelqu'un qui n'était pas officiellement reconnu comme philosophe...
traduction : "Chaque homme pense que son fardeau est le plus lourd à porter" - Bob Marley.
 
Ceci étant, si vous avez la chance de comprendre l'anglais, écoutez bien, les textes de Bob Marley regorgent de citations philosophiques de son cru et sont bien souvent d'une ludicité stupéfiante...

 
  Forget your troubles and dance
  Forget your sorrow and dance
  Forget your sickness and dance
  Forget your weakness and dance...
                                             "Them belly full" -Robert Nesta Marley
 

 
"Oh why can’t we be what we want to be, we want to be free, yeah !" - Rebel Music
 
Voici un résumé de son histoire :
 
Chanteur et guitariste de reggae actif dès 1959
jusqu'à sa mort, Bob Marley composa et interpréta environ 250 chansons, textes politiques et lyriques.
 
Sa voix est celle de toutes les minorités pacifistes et de tous les Noirs opprimés par les dirigeants issus des régimes coloniaux.
 
Sa carrière internationale ne dura que huit années intenses, avant qu'il ne succombe à 36 ans, en pleine gloire.
 
Mais son mythe ne s'éteint pas et son succès hors normes, de portée internationale, est aussi et avant tout posthume. Ses paroles spirituelles et sociales lui donnent aujourd'hui encore l'image d'un prophète et d'un exemple d'homme révolutionnaire tout en étant non violent, pour toutes les générations.
 
Biographie
 
Bob Marley, de son vrai nom Robert Nesta Marley est né le 6 février 1945 en Jamaïque
d'une mère jamaïcaine (Cedella Booker) et d'un père anglais capitaine de la marine (Norval Marley) qu'il n'a jamais connu car il l'a abandonné à sa mère (les parents de Norval Marley n'acceptaient pas sa liaison avec une femme noire). Le métissage était mal vu en Jamaïque (aux USA aussi, on présume...). Bob Marley souffre de l'absence d'un père et rejettera ce métissage dans sa jeunesse, refoulant son côté blanc.
 
À son adolescence, il quitte la misère de la campagne pour celle du ghetto de Trenchtown à Kingston . Il y rencontre Bunny Wailer et Peter Tosh avec qui il chante des tubes de Rhythm and Blues qu'ils entendent sur les radios de Miami.
Bob Marley quitte son métier (soudeur) et enregistre son premier titre (Judge Not) à 16 ans (1961). Ce titre ne se vend pas bien mais Bob continue de s'investir dans la musique.
 
En 1963, il forme avec Peter Tosh et Bunny Wailer le groupe qui sera connu plus tard sous le nom "The Wailers", obtiennent un contrat avec Studio One et leurs premiers morceaux sont produits par Clement Coxonne Dodd. Ils finissent cependant par se séparer de Dodd en raison de problèmes financiers.
 
Bob Marley se convertit au rastafarisme en 1966. Il se marie avec Rita la même année puis part travailler aux USA dans le Delaware en 1967. La même année, il retourne dans son village natal pour un recueillement spirituel d'un an. À partir de 1968, il écrit ses premières chansons à connotation religieuse.
 
Au début des années 70, il produit un album « Soul Rebel » avec Lee Scratch Perry avec qui il entre en conflit sur les droits d'auteur : Scratch, pensant avoir les droits, sort l'album en Angleterre. A la même époque, il travaille avec le producteur américain Danny Sims, mais rien de concluant (du moins pour Bob) ne sortira de leur collaboration.
 
Alors qu'ils connaissent des difficultés, Bob Marley et son groupe contactent Chris Blackwell, le patron du label Island, qui éditera la plupart de ses nombreux succès. C'est avec ce label qu'il fera notamment « I Shot The Sherif » en 1972
, qui sera repris par Eric Clapton.
 
Le 3 décembre 1976, Bob Marley échappe à une fusillade déclenchée à son domicile par six hommes armés. Il reçoit tout de même une balle dans le bras et une dans la poitrine tandis qu'une autre blesse grièvement Rita à la tête. Don Tailor, leur manager, en sort gravement blessé. Ni l'auteur ni le commanditaire du crime ne sont connus. La raison de l'attentat est très certainement politique. Certains pensent qu'elle découle de la participation de Marley à un concert engagé en faveur du progressiste Michael Manley et à la suite duquel Bob Marley a reçu des menaces de mort. L'attentat aurait donc été commandité par le parti conservateur. Mais Marley disait ne pas faire de politique et il critiquait la politique sans se soucier du camp en prônant la paix et l'union des jamaïcains contre la division et la guerre civile. Par là même il s'attirait beaucoup d'ennemis. Cette thèse n'est donc pas évidente.
 
Quoi qu'il en soit, deux jours après l'attentat, Bob Marley participe comme prévu au concert Smile Jamaica à Kingston. Il se réfugie ensuite à Londres car il ne se sent plus en sécurité en Jamaïque.
 
En 1977 , il s'aperçoit qu'il a une blessure au pied droit.  Etant passionné de football il pense que c'était une blessure qu'il s'était faite en jouant. Mais la blessure ne guérit pas et le diagnostic tombe : Bob souffre d'un mélanome malin (cancer
de la peau). 
 
On lui a conseillé de se faire amputer l'orteil, ce qu'il refuse, cela allant à l'encontre des préceptes rastafaris.  Les médecins tentent la chimiothérapie dans la clinique du docteur Josef Issels  en Allemagne,  mais c'est un échec. Le cancer se généralise..
 
À la fin de sa vie, il se convertit à l'Église orthodoxe éthiopienne (une des nombreuses Églises jamaïcaines, qui intègre à sa liturgie chrétienne des éléments de la philosophie rasta).
 
Il souhaitait finir ses jours en Jamaïque mais il meurt à Miami le 11 mai 1981,
 trop faible pour faire le voyage en avion jusqu'en Jamaïque, après être revenu de la clinique allemande du docteur Issels. Son histoire ne s'arrête pas à sa mort et son œuvre est toujours d'actualité.
 
Quelques dates clefs :
 
En 78, la délégation sénégalaise aux Nations-Unies attribua à Bob Marley la médaille de la paix dans le tiers-monde (Third World peace medal) en remerciement de son influence en tant qu’artiste au service de la révolution. Pour le Zimbabwe, Marley organisa un concert au Boston’ Harvard Stadium afin de récolter des fonds pour la nouvelle Nation.
 
Lorsqu’il rentre d’Harare, où les Wailers viennent de donner un concert en l’honneur de l’indépendance du Zimbabwe, le 18 avril 1980, Bob sait qu’il est en phase terminale. Il travaille comme un lion pour mettre au point le journal de Tuff Gong, son studio d’enregistrement. Il le baptisa Survival et, malgré l’approche mystique et les passages consignant "les enseignements de Sa Majesté", le journal de Marley faisait l’effort de toucher les jeunes. Bob Marley termina sa vie en prenant soin d’aider durablement les causes pour lesquelles il avait lutté. Il céda les droits d’auteur de certaines chansons à une Fondation dont l’objectif était d’aider les enfants du ghetto à s’alimenter correctement (the Hunger project). Il laissa aussi un Testament en faveur de la cause africaine.
 
En septembre 80, Bob Marley donne son dernier grand concert au Madison Square Garden de New-York, devant 20 000 personnes. Le jour suivant, il est pris d’un malaise alors qu’il court un jogging dans Central Park. Quelques jours après, il a un nouveau malaise, cette fois lors d’un concert, à Pittsburgh, au cours de ce qui devait s’avérer être son dernier show. Bob lutta plusieurs mois contre la maladie, le cancer. Il avait 36 ans. Il fut enterré dans un caveau à St. Ann, près de la maison familiale, par sa femme, Rita, qui l’embauma comme les Égyptiens et les Africains le faisaient pour leurs rois.
 
Sa mort fut ponctuée de célébrations diverses.
 
Le mercredi 20 mai 1981  fut un jour de deuil national.
Une cérémonie officielle eut lieu au Stade national, en présence de Sir Florizel Glasspole, le gouverneur général, de Michael Manley, le leader de l’opposition, et d’Edward Seaga, le premier ministre. Ce dernier annonça l’érection d’une statue en l’honneur de Bob Marley, la première du genre, dans le Jamaica Park. Il conclut en disant "May his soul find contentment in the achievment of his life and rejoice in the embrace of Jah Rastafari". A ce moment, les milliers de Rastas venus rendre un dernier hommage à leur prophète acclamèrent Jah en reprenant en chœur "Rastafari ! Rastafari !". Dans la mort, la société officielle reconnaissait finalement Marley et son Dieu.
Agacés par cette forme de récupération, les Wailers poussèrent les barrières de police, prirent le cercueil dans lequel reposait Bob Marley et l’embarquèrent sur une camionnette. Ils partirent, suivis par un cortège incroyable, fait de bus, de voitures, de motos, de vélos et de gens courant derrière cette procession motorisée qui s’enfonçait dans le cœur de la Jamaïque, en direction des montagnes natales de Bob. Edward Seaga, décidé à ne pas se laisser écarter de l’événement, se fit transporter par hélicoptère jusqu’au temple qui devait accueillir la dépouille. Ce faisant, il arriva avant tout le monde, évitant le trajet sous le soleil, au milieu de la foule. La cérémonie eut lieu dans le plus grand désordre, une foule de plus de 10 000 personnes priant et chantant pour le départ du Dieu du reggae, tandis que les forces de police, à cheval, faisaient mine de vouloir ramener un ordre que personne n’entendait troubler...
 
DISCOGRAPHIE
(de son vivant, je précise car bcp d'albums ont été édités après)

1973 : Catch A Fire ; Burnin'; African Herbsman
1974 : Natty Dread ; Rasta Revolution (dread natty dread locks !)
1975 : Live!
1976 : Rastaman Vibration
1977 : Exodus (deux de mes chansons préférées : natural mystic et guiltyness)
1978 : Kaya (le jour de la mort de bob, j'ai écouté en boucle "sun is shining")
1978 : Babylon by Bus (excellent live avec un super bon son)
1979 : Survival (zimbabwe, so much trouble, ambush in the night)
1980 : Uprising (le très connu could you be love et redemption song)
1981 : Chances are (très belle chanson du même nom sur l'album, avec une guitare triste et liquide.) 
  "Who feels it knows it"...

 

Paroles de la chanson "WAR"




Until the philosophy 
which hold one race superior
And another
Inferior
Is finally
And permanently
Discredited
And abandoned -
Everywhere is war -
Me say war.

That until there no longer
First class and second class citizens of any nation
Until the colour of a man’s skin
Is of no more significance than the colour of his eyes -
Me say war.

That until the basic human rights
Are equally guaranteed to all,
Without regard to race -
Dis a war.

That until that day
The dream of lasting peace,
World citizenship
Rule of international morality
Will remain in but a fleeting illusion to be pursued,
But never attained -
Now everywhere is war - war.

And until the ignoble and unhappy regimes
That hold our brothers in angola,
In mozambique,
South africa
Sub-human bondage
Have been toppled,
Utterly destroyed -
Well, everywhere is war -
Me say war.

War in the east,
War in the west,
War up north,
War down south -
War - war -
Rumours of war.
And until that day,
The african continent
Will not know peace,
We africans will fight - we find it necessary -
And we know we shall win
As we are confident
In the victory

Of good over evil -
Good over evil, yeah!
Good over evil -
Good over evil, yeah!
Good over evil -
Good over evil, yeah!




 

Ya think you're in heaven but you're living in hell... - from "Time will tell"

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